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African Voice
16. avril
2014
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Transport urbain: Ces tombeaux à ciel ouvert qui nous transportent

Leur appliquer une cure de jouvence. C’est la première impression qui se dégage des engins formant le patrimoine automobile de l’entreprise de transport urbain Lebus. Réputés pour passer plus de temps dans les entrepôts de mécaniciens que sur les routes, leur aspect extérieur à lui seul éveille la curiosité sur leur niveau de performance réel.

Délabrement avancé, peinture dégarnie, matériel vieillot, plaque d’immatriculation rangée aux oubliettes, l’intérieur n’en est pas plus luxueux ! Moquette rongée par l’usure des souliers, cratères à ciel ouvert sur le plancher, difficile de croire qu’enfants, élèves, personnes âgées et autres usagers de la capitale passent outre ces signes avant-coureurs d’un dysfonctionnement complet de ces véhicules  pour se rendre à leurs destinations de choix.

La restructuration de Lebus passe sans doute par le renouvellement de ces instruments producteurs de richesses.

Stéphane KUNGNE

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16. avril
2014
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Les problèmes du transport urbain à Yaoundé: L’urgence d’une cure de jouvence des bus

Quatre vingt. C’est le nombre de véhicules qui forment le parc automobile du transporteur urbain Lebus. La première vague d’arrivée de ces engins remonterait à 2006.Très performants pourtant, ces bus d’origine chinoise auraient débarqué au Cameroun dans un état de vieillissement avancé à l’exception de ces « Highers ».Aujourd’hui délabrés, les « Yutong » réputés pour leur puissance souffrent de la carence de pièces de remplacement.

Selon des sources concordantes, 2010 et 2012 marquent l’arrivée de ces bus en provenance de Hollande. C’est aussi dit-on le début du déclin du service à Lebus .Après moins de 02 années d’exploitation, ils ont été  simplement abandonnés dans ce parking.

Conçus pour des zones froides, leurs ouvertures ont été réadaptées et le système de chauffage remplacé. Pièces de recharge vétustes et inutiles, huile de vidange utilisée en lieu et place du gasoil, filtres surexploités, pneus endommagés, le pire ici est que 28 bus auraient été dépiécés et vendus sans traçabilité aucune. Mais le plus étonnant dans cet espace prévu pour abriter 200 cars est qu’il manque de l’argent au service de maintenance dans cette entreprise subventionnée à hauteur de 426 millions de FCFA le trimestre par l’Etat.

Stéphane KUNGNE

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16. avril
2014
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Grève à Lebus: La tête du DG mise à prix.

 

Lundi 17 mars 2014 aux envions de midi. Entrée impossible pour les véhicules ici au siège de l’entreprise de transport interurbain Tic Lebus, plus connue sous le nom Lebus. Ecrits disséminés partout sur la barrière et autres affiches en disent long sur les motifs de la grève entamée aux aurores du jour par les quelques 400 employés de cette société publique.

Infiltré à l’intérieur de l’enceinte, on découvre réunis en ces lieux tous les ingrédients d’un vrai mouvement d’humeur. Bus parqués les uns auprès des autres, personnels démobilisé et errant sur cette surface, salariés  au regard soucieux, un regard sans perspective, hanté par le spectre de la précarité de leur emploi.

Ici, le temps semble s’être arrêté .Ces engins cloués à même le sol rapporteraient pourtant beaucoup à la trésorerie de cette institution. Un argent qui, selon eux ne profiterait pas réellement aux travailleurs de ce groupe à qui l’Etat alloue une subvention de 426 millions de FCFA par trimestre. Allocations familiales inexistantes, cotisations non-versées à la CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale), promesses non tenues, rupture du dialogue social, le personnel de Lebus excédé par ces dysfonctionnements réclame l’éviction de Lay Kasambay, l’actuel Directeur Général qui a pris la poudre d’escampette.

Tenaillés par l’incertitude existentielle, les agents de Lebus s’accrochent à ces rares instants de joie au détour d’une collecte de fonds.

Stéphane KUNGNE

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16. mars
2014
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Crise centrafricaine: Garoua boulai ou quand l’altruisme fait son lit

Comme Hassan, ils sont nombreux à avoir fui les ravages de la guerre en RCA et à s’être retrouvé ici, un matin, abandonnés sur ces terrains vagues, comme des survivants d’un naufrage, ayant tout perdu sur le long chemin de leur exode, oubliés qu’ils ont été du monde, abandonnés à eux-mêmes et exposés à l’indigence et à la plus oppressante précarité.

Peuple dès lors remis au seul pouvoir de la providence qui doit aujourd’hui, en tout premier lieu, affronter le précipice de la faim.

Faim pour les enfants, faim pour les femmes, les Hommes, les soldats, les combattants, les ennemis de tous bords. Cette faim, âpre et tenace, à propos de laquelle la population épouvantée de Garoua Boulai s’est donné la mesure d’une solidarité qui, en fin de compte, s’est traduite par tout.

Chacun fait alors de son mieux pour apporter de l’aide, pour prêter une oreille à ces cœurs brisés, pour donner de la voix à ces cris stridents qui résonnent fortement dans le vide. Garoua Boulai a ouvert son cœur à ceux qui viennent de loin, ouvert ses cases, ouvert ses marchés et ses églises, ses écoles et ses hangars à ceux-là même qui, demain n’auront peut-être plus vu lieu autre pour les accueillir.

Stéphane Kungne

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16. mars
2014
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Crise centrafricaine: Quand les réfugiés perdent le Nord

Entassés comme des chèvres dans des véhicules tout terrain. C’est ainsi que les réfugiés centrafricains quittent la place des fêtes de Garoua Boulai. Après avoir été identifiés par le service d’ordre prévu à cet effet, l’arrêt dans un camp est la prochaine étape de leur itinéraire, le sort confié à Dieu. Arrivés dans ces réserves de fortune où il manque de tout, certains témoignages sont émouvants.

Des histoires uniques racontées par ces victimes de l’instabilité politique. Des regards qui n’expriment plus rien. Aucun espoir, aucune attente, aucun repère. Des regards perdus et désincarnés. Nombre de ces adolescentes n’ont aujourd’hui qu’un lointain souvenir de l’école. Séparées qu’elles ont été de leurs proches.

Garoua Boulai, ville d’accueil transformée par la force des choses en un espace de chaos. Détresse perceptible sur les visages de ces enfants qui révèle la peur de l’inconnu. Si dormir à la belle étoile ici n’est plus un drame, vivre par contre autour de ces fumées  émanant des innombrables feux de bois peut donner des nausées.

Stéphane Kungne

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16. mars
2014
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Incendie au Minsanté: Statu quo sur l’immeuble

Ministère de la Santé publique ce vendredi 07 mars 2014.Rien n’a changé de la physionomie de l’immeuble depuis qu’une partie de l’édifice a été dévorée par les flammes en fin d’année 2013.De l’extérieur, la couleur de ce carré consumé par le feu contraste toujours avec celle du reste du bâtiment. Entité pleine de curiosité dans cette construction située en plein cœur de Yaoundé ! Immergé à l’intérieur, le visiteur redécouvre les effets du sinistre. Ils sont intacts. Couloir d’accès aux bureaux de la Direction des Ressources Humaines concernée par l’incendie plongé dans l’obscurité ,documents posés à même le sol, tartres et fissures sur la dalle, étagères à moitié consommées, mobilier de bois fait transformé en charbon, murets en contreplaqués calcinés, murs recouverts d’une nouvelle peinture noire, celle due au contact avec le feu ardent .Au 3e étage, cadre de l’incendie, tout ou presque exhale une odeur de combustion. L’atmosphère morose témoigne de l’ampleur des dégâts causés par environ 04 heures d’incendie. La mémoire vivante de ce département ministériel partie en fumée, aucun signe de réaménagement n’est visible. Dossiers de reclassement, avancement des personnels, relogement des fonctionnaires qui exerçaient dans ces bureaux ont été renvoyés aux calendres grecques.

Pour rappel, une enquête avait été ouverte suite au brasier du 06 décembre 2013.Jusqu’aujourd’hui, rien ne filtre des résultats de l’investigation commandée par le ministre. Certains employés rencontrés affirment sous anonymat être traumatisés par le ralentissement du rythme de travail dans cette institution. Eux qui se contentent dans cette indifférence générale de promesses de réparations imminentes.

Stéphane Kungne

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16. mars
2014
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Efficacité gouvernementale: Les ministres boudent les horaires de travail

Leur ponctualité au boulot est sujette à caution.Les ministres camerounais souvent réputés pour leur lenteur dans la gestion des affaires publiques trainent tout autant à respecter les horaires de travail.Ministère de la Communication ce vendredi 07 mars 2014 autour de 14heures.Bakary Issa Tchiroma est absent.Des sources indiquent qu’il est allé se recueillir à la mosquée.Très dévoué dit-on à la tache , le N1 de la Communication n’a pas une heure fixe d’arrivée et encore moins de départ du bureau.07h30, avant 07h30, le membre du gouvernement sort et entre au ministère comme il veut.Mais pour etre sur de le rencontrer affirment des témoins, il faut etre là au moins à 10 heures.

Autre lieu, autre attitude.08 heures, c’est l’heure maximale d’arrivée au bureau du ministre de l’Enseignement Supérieur .Jacques Fame Ndongo et Pierre Hele de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable qui partagent tous deux ces locaux, ont l’habitude selon des témoignages concordants de plier bagage autour entre 21h et 22h.

A quelques encablures de là, lui est fidèle à ses horaires .Exception faite des jours où il se déplace. André Mama Fouda, le ministre de la Santé arrive au lieu de service à 08 heures et n’en quitte pas avant 17h pouvant même parfois trainer en ces lieux jusqu’aux confins de la nuit.

Quid du ministre de l’Economie ? Emmanuel Nganou Djoumessi dont on vante le pas toujours pressé, surgit dans l’institution qu’il dirige au gré des pages de son volumineux agenda. Ce qui est davantage certain c’est que sa journée de labeur s’achève au moins à la tombée de la nuit.

Lui, s’est donné une heure fixe.09heures, c’est l’heure d’arrivée d’Edgar Alain Mebengo, le ministre de la défense. L’homme aux commandes de la grande muette n’interrompt pas ses activités avant 21h, heure qui marque généralement son départ. Le ministre de l’Agriculture lui, trop occupé à visiter fermes et plantations possède des horaires instables. Difficile de savoir à quelle heure Lazare Essimi Menye commence sa journée de travail dans son département ministériel.

Mention spéciale toutefois à Alamine Ousmane Mey, le ministre des Finances. Ce dernier brille par sa ponctualité, au point de débarquer autour de 07h15 avant même les autres employés !Son dévouement à l’ouvrage pouvant s’étaler sur une journée s’achevant à 22heures.Dans l’attente des résultats de l’évaluation des feuilles de route ministérielles prescrites par Paul Biya, la ponctualité au service sonne comme un facteur de rentabilité et d’efficacité gouvernementale.

Stéphane Kungne

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16. mars
2014
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Interdiction des emballages plastiques:Les commerçants s’interrogent

Des sachets plastiques dans nos villes, on n’en verra certainement plus le mois prochain. La fabrication et la commercialisation de ces emballages non-biodégradables ont été interdites au Cameroun depuis 2012.Mesure prise par le ministère de l’Environnement, de la protection de la nature et du Développement durable qui suscite aujourd’hui des interrogations chez les vendeurs de certains marchés de Yaoundé la  capitale.

Ces emballages autrement appelés plastiques de Léida sont réputés très légers et peuvent mettre entre 500 et 1000 ans pour se dégrader dans la nature. Leur forte présence sur les étals confirme d’ailleurs l’importance du commerce autour de ces produits. L’annonce d’un type nouveau d’emballages sur le marché  justifie les jérémiades des commerçants de la ville aux sept collines.

Selon une enquête menée en 2011 par le gouvernement camerounais, 50% de consommateurs évacuent leurs déchets plastiques dans les rues. Avec des conséquences néfastes sur la santé de l’Homme. Reste une préoccupation importante. Celle de la reconversion socio-économique des actuels producteurs de plastiques. Si rien n’est fait, ces derniers pourraient être frappés de chômage.

Stéphane Kungne

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16. mars
2014
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Interdiction des emballages plastiques :Ces déchets qui nous tuent

Toxiques. Les emballages autrement appelés plastiques de Léida le sont bel et bien. Sachets dont l’importation, la fabrication et la commercialisation ont été interdites par les autorités camerounaises. Quoique drastique, la mesure du ministre de l’Environnement, de la protection de la Nature et du Développement durable fait sens au vu de la composition de ces déchets.

Matière première à base de pétrole et d’hydrocarbures, on parle de 4% d’or noir utilisé pour fabriquer les matières plastiques,

Forte teneur en polystyrène, type de plastique cancérigène, parfois à l’origine d’un dérèglement hormonal et rejetant des gaz toxiques,

Produits à base de polyéthylène et de polypropène, matières contenant les dioxynes, les syranes, les monoxydes de carbone et le naphta. Des  éléments hautement toxiques à un point tel qu’on les classe parmi les POP, entendez Produits Organiques Persistants. Ces derniers pouvant mettre 500, voire même 1000 années au total pour se dégrader complètement dans la nature !

Malgré leur utilité au quotidien du fait de leur flexibilité et de leur résistance, une étude menée par le gouvernement camerounais a révélé la prédominance des effets négatifs liés à leur manipulation sur ces quelques autres aspects positifs.

Pour rappel, en 2012, la tenue de 02 événements majeurs, les Etats généraux de l’Environnement et l’atelier National de définition de la politique de gestion des emballages non biodégradables au Cameroun ont donné lieu à une recommandation importante. Celle de l’interdiction de la circulation des sachets plastiques dits souples en fonction de l’épaisseur inférieure ou égale à 60 microns.

Stéphane Kungne

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Auteur·e

L'auteur: askgrow
Journaliste audiovisuel.Passionné de la vie et de Dieu, je sillonne l'univers à travers mes chroniques à la recherche d'idées, d'histoires et d'expériences positives qui peuvent contribuer au bonheur de l'humanité.

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